Eurovision 2019, ça se prépare peu à peu…

Le concours 2019 s’organise déjà dès maintenant à la fois dans les pays en compétition tout comme le pays hôte.

Mardi, au siège de l’Union européenne de radio-télévision (UER) à Genève, l’UER et la KAN (le diffuseur public israélien) se sont rencontrés pour débuter les discussions sur l’organisation de l’Eurovision 2019 et établir un calendrier des étapes à respecter et également recevoir de la part de la RTP (venu débriefer la veille l’Eurovision 2018) des informations et conseils pour l’organisation. Il a été annoncé ensuite que la ville hôte ainsi que les dates du concours 2019 seront annoncés d’ici septembre 2018.

Voici probablement une nouvelle officielle qui rassurera les fans du concours puisque depuis la victoire de Netta, nous avons eu de nombreuses rumeurs autour de l’accueil du prochain concours, notamment une délocalisation en Autriche, 3e cette année suite à des bruits de couloirs d’inquiétude autour de la politisation du concours notamment par le gouvernement local. Celui-ci qui souhaitait organiser à Jérusalem en 2019 (notamment sa ministre de la Culture, « c’est Jérusalem ou rien ! ») a dû écouter l’UER et lancer une phase de candidatures pour les villes intéressés par l’organisation comme les années précédentes.

Selon la presse locale, 4 villes sont intéressées pour être l’hôte du Concours. Jérusalem, naturellement avec la Pais Arena, une Arena qui remplit les critères (+ de 10 000 places, équipements nécessaires, toit…) et le Stade Teddy de 30 000 places. Cependant, même si la ville hôte des Eurovision 79 et 99 a les infrastructures, son statut politique et religieux particulier, le fait que l’UER souhaiterait organiser le concours dans une ville qui ne divise pas ainsi que les risques de boycotts (l’Islande notamment où suite à une pétition signée par 25000 personnes, le diffuseur local, la RUV, réfléchit sur sa participation en 2019) amenuise grandement les chances de Jérusalem d’organiser.
Tel Aviv est la deuxième ville candidate favorite grâce à son côté festif et inclusif similaire à celui du concours, son aéroport international et sa localisation. 3 lieux pourraient accueillir le concours, la Menora Mivtachim Arena, même si elle ne dispose que de 6000 places en configuration concert, le Centre des Conférences de Tel Aviv, assez similaire à la salle hôte de Kiev en 2017 et le Stade Bloomfield qu’il faudrait couvrir d’un toit. Les deux autres villes candidates sont Haïfa qui propose son Stade Sammy-Ofer qu’il faudrait également couvrir avec un toit et au sud du pays, Eilat, peu probable car la ville ne dispose pas d’endroit pour le moment pour organiser.

Même si le problème de la ville hôte se règle, d’autres problèmes restent. En effet, des problèmes de dates se posent en mai 2019 entre les dates de commémoration et religieuses (respect du Shabbat demandé par le vice-ministre ultra-orthodoxe de la Santé) en Israël, les matchs de football prévus (finale de Coupe d’Allemagne notamment), les élections européennes fin mai, le tout rendant compliqué le choix de dates pour 2019. Le second est l’adhésion de la KAN à l’UER, condition sina qua non pour participer et bien sûr organiser l’Eurovision. En effet, le diffuseur (créé peu après l’Eurovision 2017 pour remplacer l’ancien diffuseur IBA) est pour le moment uniquement un membre par intérim de l’organisation. Et pour que le diffuseur devienne un membre définitif de l’UER, celui-ci doit disposer d’un service consacré aux informations et doit diffuser des journaux. Or, le gouvernement local avait diffusé de séparer le service d’information en une entité différente de la KAN. Cette décision a été mis en suspend car une décision de la Haute Cour de Justice israélienne est attendue pour savoir si cette séparation est légale. Si la séparation se fait, ce qui contre les règles et principes de l’UER, la KAN pourrait perdre son statut de membre de l’UER.

En attendant d’avoir plus de nouvelles sur ces sujets, certains pays ont quand même déjà lancé leurs sélections pour l’année prochaine. C’est le cas par exemple de la France où France 2 a lancé comme l’an passé, les inscriptions pour Destination Eurovision 2019 le jour de la fête de la musique, jeudi. Pour cette 2e finale nationale consécutive en France, les règles d’inscription changent peu : 16 ans minimum au 1er janvier 2019, chanson inédite au 1er septembre 2018 et non commercialisé, interprétée par 6 artistes maximum, 70 % minimum de français dans les paroles, pas plus de 4 auteurs / compositeurs… Pour s’inscrire, direction France.tv/eurovision avant le 30 novembre.

L’Allemagne a également lancé l’inscription pour ses sélections jusqu’au 31 juillet tandis que l’Albanie a dévoilé un appel à candidatures pour son traditionnel Festivali i Këngës qui se clôturera en septembre.
D’autres pays ont également annoncé leur mode de sélections pour 2019. C’est le cas de la Finlande qui conserve la formule 2018 de l’UMK qui a permis leur première qualification depuis 2014 avec Saara Aalto, c’est-à-dire une sélection interne pour l’/les artiste(s) et la chanson choisie durant la finale nationale. Pour Malte, au contraire, changement complet de sélection puisqu’on dit au revoir à leur finale nationale classique, le MESC pour dire bonjour à X Factor Malta ! En effet, le vainqueur de l’adaptation maltaise du format international, qui débutera en octobre, représentera l’île à l’Eurovision 2019. Enfin, le Danemark, l’Estonie, la Norvège, la Serbie ou encore la Suède ont déjà confirmé que leurs sélections habituelles (Dansk Melodi Grand Prix, Eesti Laul, Melodi Grand Prix, Beovizija, Melodifestivalen) se tiendront l’année prochaine.

Publié par Killian

Journaliste
Suis l’Eurovision depuis 2015

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